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Informations générales

Us et coutumes

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Niveau de vie

 

Ne vous méprenez pas, contrairement à ce qu’on peut imaginer, la vie est chère au Pérou. Au niveau de l’alimentation par exemple, si certaines denrées sont deux à trois fois moins chères qu’en Europe (fruits et légumes, viande et poisson), d’autres produits basiques sont aussi chers ou même plus que dans les pays riches, comme l’huile, les produits laitiers et le sucre.

 

La « canasta básica familiar » (panier de la ménagère) a été calculée en 2011 à 2.112 soles (550€) par mois soit près de quatre fois le salaire minimum et la « canasta limite » pour ne pas être dans la catégorie « pauvre » à 1.292 soles (320€) soit plus de deux fois le salaire mini.

 

On comprend alors facilement les difficultés que rencontrent encore cinq millions de Péruviens qui doivent se résoudre à vivre dans les "pueblos jovenes" (bidonvilles) des grandes agglomérations ou ceux des campagnes, sans oublier qu’ils n’ont aucunes aides sociales.

 

Pourtant, la pauvreté régresse très vite au Pérou. En 2000, son taux était de 54% de la population. 10 ans après il a baissé à 31,3% et le seuil de l’extrême pauvreté (familles vivant avec moins de US$1 par jour) est de 9,8% en 2010.  

Habitat

Locations

 

Il existe évidemment une grande disparité en fonction des villes et des quartiers. A Lima, les loyers peuvent varier de $100 pour un appartement de 100 m2 dans un quartier très populaire à $2.000 dans un quartier résidentiel. En province, ces prix seront maximum divisés par deux.

 

Accès à la propriété 

 

Pour acheter un appartement ou une maison, là aussi les tarifs sont très divers. A noter que la hausse des prix des terrains et des constructions a largement dépassé les chiffres de la croissance économique. Entre 2003 et 2010, l’augmentation  moyenne a été de 126% (près de 15% par an).

 

A Lima, une maison de 100 m2 avec un petit terrain de 300 m2 coûte entre $20.000 et $60.000 dans un quartier très populaire et de $150.000 à $500.000 dans un quartier résidentiel. En province on peut diviser ces prix par 3, sauf à Cusco où les prix avoisinent ceux de la capitale.

 

Un appartement se vend entre $1.000 et $3.500 le m2 dans un quartier résidentiel, 10 fois moins pour les quartiers populaires.

En 2002, le gouvernement a mis en place un programme d’aide pour l’accès à la propriété appelé "Techopropio" pour les revenus familiaux moyens, c’est-à-dire inférieurs à 1.620 soles (420€), en offrant un bonus familial variant entre 2.800€ et 4.700€ et des taux de crédits très bas (pour le Pérou) entre 11 et 14%.

Bidonvilles

On estime à cinq millions le nombre de Péruviens vivant dans les "conos" ou "pueblos jovenes" (littéralement jeunes villages), dont la moitié à Lima. Des familles s’installent illégalement sur des terrains limitrophes et se regroupent très rapidement en associations. Ils seront quelques fois délogés manu militari quand il s’agit de terrains militaires ou sur des sites archéologiques.

 

 

Ces familles construisent un abri avec des matériaux de récupération et vivent dans l’insalubrité totale, sans eau, électricité, ni tout à l’égout. Les plus chanceux trouvent du travail et commencent à construire une maison en dur. Au fil des années, ils vont protester pour obtenir de l’état tout d’abord le titre de propriété, puis les services minimum et petit à petit construiront leur quartier. Ce processus se déroule sur des décennies.

Eau potable 

 

75% des foyers reçoivent l’eau potable, avec bien évidemment de grandes disparités. A Lima ce sont 90% des maisons équipées, 88% sur la côte, 65% dans les Andes et 55% en Amazonie. Dans les villes côtières, l’eau est souvent rationnée et les habitants sont alimentés quelques heures dans la journée.

Pour ceux qui ne sont pas reliés au réseau, des camions citernes sillonnent les quartiers pour vendre une eau plus ou moins potable à des prix exorbitants pour une grande majorité de Péruviens, 4€ le m3, soit sensiblement le même prix qu’en France.

 

Electricité 

 

Près de 90% des foyers reçoivent l'électricité au Pérou, la meilleure couverture d’Amérique du Sud.

La production électrique au Pérou provient actuellement de centrales hydroélectriques (63%) et thermiques au gaz (37%).

Gaz / combustibles 

 

Une grande majorité des péruviens utilisent le gaz en bombonnes pour la cuisine. Depuis la découverte d’un énorme gisement en Amazonie, le gaz de ville commence à faire lentement son apparition, mais seulement dans quelques quartiers de Lima. Le prix d’un ballon de gaz est très élevé au Pérou (12€ / 10 kg) ce qui favorise une importante contrebande avec la Bolivie voisine où on peut le trouver moitié moins cher.

Dans les quartiers populaires des villes et dans les Andes, beaucoup de ménagères utilisaient des cuisinières fonctionnant au kérosène. Mais depuis mai 2011, le gouvernement a interdit la vente de ce combustible qui est l’un des composants chimiques utilisés par les narcotrafiquants dans l’élaboration de la cocaïne et doit être remplacé par le GPL pour l’usage domestique. Certaines populations andines utilisent encore les excréments d’animaux comme combustible.

Chauffage 

 

Même à 5.000 m d’altitude, avec des températures pouvant descendre à -10º ou -20ºC, les Péruviens ne connaissent pas le chauffage. Dans les Andes, les maisons sont basses, les pièces de petites tailles avec des ouvertures réduites et on dort avec plusieurs couvertures de laine.

 

Depuis quelques années, la plupart des hôtels sont équipës de radiateurs électriques dans les chambres. 

Education

L’année scolaire est de mars à mi-décembre.

 

D’après la Constitution, l’éducation est obligatoire et gratuite dans les établissements publics pour tout enfant garçon ou fille entre 6 et 17 ans. L'uniforme est obligatoire aussi bien en public qu'en privé.

 

Il existe de nombreuses écoles et collèges privés, qu’ils soient religieux, laïcs ou étrangers (américain, français, allemand, etc…) dans les grandes villes et réservés bien sur aux familles aisées.

Dans les villages des Andes et d’Amazonie, les enfants doivent la plupart du temps parcourir de nombreux kilomètres à pied en empruntant des chemins escarpés et par des climats extrêmes.

 

On peut initier l’éducation à partir de l’âge d’un an dans des établissements privés appelés "nidos" (littéralement nid) ou "kindergarten".

 

Dans les quartiers populaires ou les zones retirées des Andes, ces crèches se nomment "Wawawasi" (en quechua, wawa=bébé, Wasi=maison) et sont financées par le gouvernement.

 

Les habitants des Andes et de l’Amazonie sont généralement bilingues, voire trilingues depuis leur enfance (langue maternelle quechua, aymara, dialectes d’Amazonie et espagnol).

Taux d'alphabétisation

 

87,7%

Hommes: 93,5%

Femmes: 82,1%

Education supérieure 

 

il existe 35 universités publiques au Pérou (7 à Lima), les plus importantes sont San Marcos et l’Université Agraire La Molina, et 56 privées, ce qui représente pratiquement 300.000 étudiants en publique et la même quantité en privé.

 

En plus, on trouve des nombreuses écoles techniques, des instituts et académies privées dans tous les domaines.

 

Les étudiants complètent généralement leurs études dans des instituts privés de langues, les plus demandés étant en anglais, français ou allemand.

 

Malheureusement, malgré un très bon niveau d’études dans beaucoup de cas, la grande majorité ne trouvera pas de travail et il est fréquent de constater que le chauffeur de taxi qui nous conduit, est en fait un médecin, ingénieur ou architecte. 

Transports

 

Voitures 

 

Les Péruviens utilisent leurs véhicules seulement pour des courts trajets. La grande majorité des voitures proviennent du Japon et de Corée et depuis peu, le parc automobile s’est nettement amélioré.

Transports urbains

Pratiquement tous les bus sont privés au Pérou ce qui engendre une grande confusion dans le trafic par la rude compétition entre les différentes compagnies: dépassements hasardeux, queues de poisson et arrêts en travers des avenues pour ne pas se faire dépasser par le concurrent.

Les véhicules sont très divers, du "combi" petit van de 15 places (qu’on remplit facilement avec 30) au grand bus américain en passant par le "micro" de taille moyenne. 

L’équipage est composé du chauffeur et d’un "cobrador" qui encaisse les clients et qui hurle par la porte pour annoncer la direction aux passants. Mieux vaut bien connaitre la ville pour utiliser ce moyen de transport car il n’existe aucun plan. Depuis 2010, la mairie de Lima a mis en place une ligne de bus articulés traversant la ville du nord au sud et le train électrique, un métro aérien, depuis 2011.

Taxis 

 

Là aussi c’est un peu confus. A part quelques compagnies, la plupart sont des individuels qui utilisent leur propre voiture ou la louent à la journée. Pas de compteur, donc on négocie avant de monter. Là aussi, mieux vaut connaitre la ville pour estimer le prix de la course.

2 et 3 roues 

 

Les vélos et motos sont très peu utilisés au Pérou.

 

Dans les quartiers populaires des grandes agglomérations et dans les villes moins importantes, les mototaxis à 3 roues sont économiques et typiques. A Juliaca et Puno ce sont les "triciclos" ou "taxi cholo" à pédales.

Nota: le mot cholo désigne un amérindien, mais attention, il peut être amical ou insultant selon son utilisation.

Transport interprovincial 

 

C’est le terme utilisé ici pour les transports longues distances qui se font presqu’exclusivement en bus et c’est le moyen de transport le plus utilisé au Pérou. Il existe d’innombrables compagnies à tous niveaux de prix. Les plus populaires sont équipées de vieux véhicules inconfortables et bruyants, sans toilettes (pas simple pour des trajets de 10/20 heures), pilotés par des chauffeurs souvent excités et brusques.

A l’opposé les bus à deux étages des compagnies de prestige vous offrent un confort surprenant, surtout à l’étage du bas avec des sièges en cuir dignes des premières classes d’un avion, une hôtesse qui vous sert les plateaux repas, télévision et internet. Les véhicules sont suivis par GPS pour contrôler leur vitesse et d’éventuels arrêts non programmés et les longs trajets se font d’une traite. Exemple de prix: Lima / Arequipa, 1.000 km en 15 heures, de 90 à 140 soles (25€ à 40€), moins de la moitié pour les compagnies bas de gamme.

Lignes aériennes intérieures 

 

Réservées normalement aux plus nantis, on trouve aujourd’hui des tarifs très attractifs pour les locaux ce qui a démocratisé énormément ce moyen de transport durant les dernières années. Actuellement 4 compagnies se partagent le ciel péruvien: en tête, Lan Peru (filiale de Lan Chili), la meilleure qualité et couverture nationale, avec des Airbus neufs et un service impeccable, puis Taca (El Salvador), Star Peru et Peruvian Airlines qui malgré leurs noms à consonance anglaise sont péruviennes.

Mode de vie

Machisme 

 

Le tempérament latin est omniprésent et la femme joue encore souvent le rôle de la mère au foyer

Comme dans beaucoup de pays du sud, la nonchalance et la bonne humeur sont les traits de caractère des Péruviens. Ils sont en général travailleurs et acceptent sans rechigner de faire beaucoup d’heures, par contre ils manquent parfois un peu de sérieux, la rigueur et la conscience professionnelle font rarement partie de leurs principales préoccupations.

La ponctualité n’est pas la politesse du péruvien et être à l’heure à un rendez-vous n’est pas de bon ton. Avant l’heure, ce n’est pas l’heure et après l’heure, c’est… normal! Pourtant, il peut être ponctuel quand c’est nécessaire, en travaillant dans les grandes entreprises et dans le tourisme par exemple.

Mais les nouvelles générations évoluent, les péruviennes sont aujourd’hui plus indépendantes au sein de la famille et jouent un rôle de plus en plus important dans le monde du travail et la vie politique.

 

Famille 

 

Le taux de fécondité (2,6) a considérablement baissé ces dernières années. Aujourd’hui la contraception est bien acceptée, par contre l’avortement reçoit encore une forte désapprobation et il est interdit.

 

Les enfants sont les rois de la famille. Adorés, choyés, ils ne sont pourtant pas mal-élevés ni spécialement capricieux, respectueux au contraire des parents, la famille restant la valeur sûre des sud-américains en général. L’âge de la majorité est de 18 ans, mais les enfants ne cherchent pas rapidement l’indépendance. On reste facilement jusqu’à 30 ans ou beaucoup plus dans la maison familiale. Même mariés, un jeune couple s’installera chez l’une des familles et pas seulement pour des motifs financiers.

 

Coutumes sociales 

 

Le Péruvien est "cariñoso" , affectueux dans ses relations sociales. Si deux hommes qui ne se connaissent pas se serrent la main, on pratique par contre très couramment les "abrazos", des embrassades chaleureuses ponctuées par de grandes tapes dans le dos dès qu’on se connait un tant soit peu et pas seulement aux amis les plus intimes, la vigueur des tapes démontre le degré d’appréciation de son vis-à-vis.

Lors d’une rencontre entre deux femmes ou entre un homme et une femme, même pour la première fois on se fait la bise, mais par contre une seule! On tutoie facilement sauf dans certains cas comme lors de différences hiérarchiques et dans la relation vendeur/client qui ne se connaissent pas.

Loisirs 

 

La télévision tient une place très importante dans la vie des péruviens avec 13 chaines nationales et 65 locales, il y a le choix. Les programmes les plus regardés sont les nombreuses "novelas" (feuilletons « tout le monde il est beau, tout le monde il est méchant »), les émissions politiques, le sport et les talk show où tout le monde crie et se tape dessus. Les salles de cinéma sont présentes uniquement dans les quartiers résidentiels de Lima et très récemment dans quelques grandes villes de province. Le théâtre reste marginal.

 

On le sait, les Latins aiment faire la fête. Un anniversaire ou une simple réunion amicale est souvent prétexte à un tapage dans l’appartement ou la maison, souvent à partir de 22 heures jusque tard dans la nuit et tout le quartier peut profiter de la musique digne d’un concert en live, des discutions animées, des rires et des cris.

 

Dans les discothèques, les jeunes dansent aussi bien sur une salsa ou un merengue que du rock ou du reggaeton. On y boit copieusement, principalement de la bière. La drogue est moins consommée que dans les pays riches.

 

Vacances 

 

Les personnes aisées voyagent beaucoup et loin, aux Etats-Unis bien sûr, mais aussi en Europe, privilégiant les vacances découvertes ou shopping. Une grande majorité de la population part très rarement ou pas du tout en vacances par manque de moyens financiers. Les habitants de la côte fréquentent les plages tout l’été, certains pratiquent le camping sauvage directement sur les plages.

 

Sports d'hiver

 

Au Pérou, on trouve la neige à partir de 5.500 m d’altitude. Il n’existe donc pas de stations de ski. Par contre, au cours de certains treks, on peur skier à ces altitudes sur les glaciers d’Alpamayo et de Copa dans la Cordillère Blanche, celui de Pastoruri vient d’être fermé en 2010, le glacier ayant considérablement fondu. 

Sports

Football

 

Nous sommes en Amérique Latine, donc le foot est roi au Pérou. Les grands clubs nationaux sont la U, Alianza et Cristal à Lima, ainsi que le Cienciano de Cusco, la seule équipe péruvienne avec un titre international, la Copa Sudamericana en 2003.

Les grands joueurs actuels sont: Claudio Pizarro (Bayern de Munich), Juan Vargas (Fiorentina), Jefferson Farfán (Schalke 04) et Paulo Guerrero (Corinthinas - Brésil).

Les grandes figures d’hier dans les années 70: Teófilo « Nene » Cubillas (Bâle, Porto et Miami) fait partie de la liste de la FIFA des 50 plus grands joueurs mondiaux, Héctor Chumpitaz un des meilleurs défenseurs d’Amérique et Hugo Sótil attaquant au côté de Johan Cruyff à Barcelone.  

Surf

2 hypothèses s’affrontent sur l’origine du surf, l’une désigne la Polynésie, mais des céramiques de la culture mochica (nord du Pérou – 100 à 700 ap. J.C.) représentent un homme sur des rondins de bois glissant sur les vagues. Actuellement, les pêcheurs de cette région se déplacent encore à cheval sur les "caballitos de totora", des embarcations en roseau, en surfant sur les vagues.

Le circuit professionnel passe à Máncora (nord du Pérou) et le pays compte 2 champions mondiaux, Felipe Pomar en 1965 et Sofía Mulánovich en 2004. Les plages de Lima, les stations balnéaires du sud de la capitale et du nord du pays sont envahies toute l’année de surfeurs.

Volleyball 

 

L’équipe féminine est l’une des meilleures du monde, médaille d’argent Seoul 88, 2ème au championnat du monde 82 et 12 fois championne d’Amérique du Sud.

Boxe

 

Kina Malpartida est championne du monde super plume depuis 2009. Auparavant l’avait précédé Mauro Mina, "le bombardier de Chincha" dans la catégorie mi-lourd en 1965.

Tennis

 

En 2008, Luis Horna fut vainqueur à Roland Garros en double avec Pablo Cuevas (Uruguay) et Alex Olmedo a été classé nº 2 mondial en 1959. 

Le Pérou

 
 
 
 
 
 
 
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