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Informations générales

Les Incas

1200 à 1533 ap.JC

 

 

La légende raconte que Manco Cápac et sa sœur (et femme) Mama Occllo surgirent du lac Titicaca. Leur père, Inti ou le Dieu Soleil, leur remis un bâton en or en précisant qu'ils devaient chercher la terre du futur empire, où ils planteront le bâton. Ce fut dans la vallée de Qosqo (nombril du monde – Cuzco en espagnol).

 

Historiquement, il n'existe aucunes certitudes sur l'origine des Incas. L'hypothèse la plus admise est celle du déplacement des élites Tiahuanaco depuis le lac Titicaca vers le nord pour fuir de soudaines invasions.

La Dynastie Inca

 

1.200 à 1.230 (environ) – Manco Cápac (Chef Puissant)

1.230 à 1.260 (environ) – Sinchi Roca (Guerrier Magnifique)

1.260 à 1.290 (environ) – Lloque Yupanqui (Gaucher Mémorable)

1.290 à 1.320 (environ) – Mayta Cápac (Où est le Puissant)

1.320 à 1.350 (environ) – Cápac Yupanqui (Puissant et Mémorable)

1.350 à 1.380 (environ) – Inca Roca (Roi magnifique)

1.380 à 1.400 (environ) – Yáhuar Huáca (Celui qui pleure du sang)

1.400 à 1.438 – Wiracocha Inca (Ecume de mer)

1.438 à 1.471 – Pachacútec (Transformateur de la Terre)

1.471 à 1.471 - Amaru Inca Yupanqui (Souverain Suprême Sagace)

1.471 à 1.493 – Túpac Yupanqui (Lumineux et Mémorable)

1.493 à 1.525 – Huayna Cápac (Serveur Puissant)

1.525 à 1.532 – Huáscar (Chaine en Or)

1.532 à 1.533 – Atahualpa (Guerrier courageux)

Vers l'année 1.200, un groupe de quelques familles arrive dans la vallée et s'empare de ce petit territoire. Ensuite, pendant plus de deux siècles, les Incas ont plus ou moins dominé la vallée de Cuzco perpétuellement en guerre contre les ethnies voisines. Durant le règne des huit premiers rois (incas en langue quechua), la dynastie a très peu développé son royaume.

L' expansion de l'empire

Wiracocha, le 8ème inca, abandonna la ville de Cuzco sous la pression de ses grands ennemis les Chancas. Mais un de ses fils Cusi Yupanqui qui par la suite se fit appeler Pachacútec, réussit à expulser les Chancas en 1438, ce qui décide son père à le nommer à sa succession, alors que son frère Inca Urco était le prétendant. Pachacútec devient ainsi le 9ème Inca.   

 

Ambitieux et fin stratège, il entame alors sa conquête. En 30 années, il fonde le Tahuantinsuyo (l'empire des 4 régions), que son fils Túpac Yupanqui va agrandir pour obtenir un empire de 1.800.000 km2 (plus de trois fois la France) et 5.000 km de long, du sud de l'actuelle Colombie jusqu’au au milieu du Chili, comprenant l’Equateur, le Pérou, la Bolivie et le nord de l’Argentine, en grande partie dans la Cordillère des Andes, soumettant les peuplades par la force ou par alliance.

carte amerique du sud

L'expédition du Kon-Tiki

Plusieurs chroniqueurs à l'époque de la conquête comme Pedro Sarmiento de Gamboa, racontent que l'Inca Túpac Yupanqui (le fils de Pachacútec), embarque avec 20.000 hommes depuis la côte actuelle de l'Equateur dans des barques en balsa. Ils auraient atteint les îles Huaga Chumbi et Nina Chumbi (actuelles Galapagos) à 972 km des côtes, puis les îles Tuamotu (actuellement en Polynésie française) à 6.800 km. L'explorateur anthropologue norvégien Thor Heyerdahl, à l’appui de ces écrits, veut vérifier la théorie selon laquelle les iles du Pacifique sud ont pu être peuplées par des hommes venus des Andes. 

Il organise une expédition en 1947 depuis le port du Callao à Lima avec un bateau en balsa semblable à ceux des illustrations laissées par les conquistadors et réussit la traversée avec 5 assistants, parcourant près de 7.000 km en 101 jours jusqu'à l'île de Raoia dans l'archipel de Tuamotu. Sa théorie est contestée par plusieurs scientifiques, mais il reste les écrits illustrés des conquistadors.

De récentes études semblent confirmer les expéditons de l'Inca Túpac Yupanqui dans le Pacifique, par la grande similitude des constructions retrouvées sur l'île de Pâcques située à 4.000 km des côtes sudaméricaines, avec celles de Machu Picchu et au bord du lac Titicaca.

Voir les études du sociologue québécois Jean Hervé Daude et la vidéo.

Les grands travaux

Pachacútec remodèle complètement la ville de Cuzco et on lui doit les plus impressionnantes constructions, comme le magnifique Qoricancha (temple du soleil), l'impressionnant Saqsayhuamán surplombant la capitale impériale sans oublier le majestueux Machu Picchu. Pour pouvoir étendre son empire il a fait construire 60.000 km (source Unesco) de chemin pavés au travers des Andes, le Qhapac Ñan. Le terrain très accidenté, une succession de vallées et cols abrupts passant parfois à plus de 5.000 m d’altitude, nécessite la construction de ponts et de tunnels. Ce travail titanesque doit permettre le déplacement des troupes militaires, des administrateurs et aussi des chaskis, ces messagers qui se relayaient pour transmettre les directives aux quatre coins de l'empire.

La querelle familiale

 

Huayna Cápac, petit-fils de Pachacútec et 11ème Iinca, consolide l'empire au nord en instaurant une deuxième capitale Quito (Equateur) et en épousant la fille d'un roi local. Atahualpa, enfant de cette union, devient son préféré pour sa succession. Son autre fils, Huáscar à Cusco, étant l'héritier légitime monte sur le trône, ce qui déclenche la division de l'empire. S'ensuivent cinq années de guerre civile dont Atahualpa en sort victorieux, il fait exécuter son demi-frère et s'installe à Cajamarca au nord du Pérou actuel.

L'organisation sociale

 

L'Inca (le roi en langue quechua) est le descendant des Dieux Inti (soleil) et Wiracocha (le créateur de l'univers). Sa femme légitime est connue comme Colla et le prince héritier Auqui. L'inca et les nobles ont également de nombreuses concubines.

 

Dans la pyramide sociale viennent ensuite la noblesse de sang puis la noblesse de privilège (attribuée pour services exceptionnels), qui occupent les postes importants de l'empire dans l'administration et l'armée.

 

Le peuple comprend: les Hatun Runas (les grands hommes), les Mitimaes (des colons déplacés pour administrer ou travailler dans les territoires conquis), les Yanaconas, serviteurs au service des nobles, et enfin les Piñas, les prisonniers de guerre ainsi que les personnes considérées comme dangereuses pour le Tahuantinsuyo (l'empire inca) et employés aux travaux les plus pénibles.

 

L’Ayllu est la base de l'organisation sociale. Ce terme désigne un groupe de personnes unies par un dénominateur commun: un lien de sang, de territoire, économique (même type de travail) ou de langue. Chaque Ayllu a un chef, le Curaca, qui doit répondre à la noblesse ou à l'Inca. 

 

Ñusta est le nom donné aux Princesses de sang royal, mais aussi aux jeunes filles vierges symbolisant la terre qui n'est pas encore fécondée lors des cérémonies en honneur à la Pachamama (Terre Mère) qui elle, est représentée par la femme la plus âgée.

Les 3 principes du travail chez les Incas

 

Mita

C’est le travail obligatoire que doit chaque homme à l’Inca, son tribut sous forme de participation pendant une saison aux constructions d’œuvres publiques (chemins, ponts, temples, palais, etc…) et au travail dans les mines.

Minca 

Travail communal obligatoire dans les ayllus (communauté) en faveur du soleil, c'était un impôt sous forme de travail par rotation, auquel participe toute la famille avec leurs propres outils et amenant leurs nourriture, pour réaliser les canaux d'irrigation, locaux communaux, mais aussi pour aider les personnes handicapées ou âgées à cultiver leurs terres.

Ayni 

Travail de réciprocité familial à l'intérieur d'une ayllu (communauté), destiné au travaux agricoles et surtout à la construction des maisons. Une famille demande l'aide de toute la communauté et en contre-partie elle fournie la nourriture et les boissons pendant le temps des travaux. "Aujourd'hui pour moi, demain pour toi", cette tradition se perpétue de nos jours dans les Andes.

La cosmologie

ou trilogie andine

 

Le monde andin est divisé en trois régions ou niveaux énergétiques, chacun représenté par une divinité:

Condor

(incarnant la sagesse) – c'est le Hananpacha, l'univers du ciel, des esprits et des Dieux.

Puma

(la force) – Représente le Kaypacha, le monde terrestre où vit l'homme.

Serpent

(l'intelligence) – Symbolise l'Ukupacha, le monde souterrain où résident les morts et les forces de la fertilité.

 

La Croix Andine ou Chakana est la représentation de cette trilogie, chaque côté avec ses trois marches symbolise la trilogie et le trou central représente Cuzco le nombril du monde. 

Les croyances incas

 

Les Incas avaient une religion panthéiste, c'est-à-dire que leurs divinités étaient des êtres de la nature comme la Pachamama (terre mère), los Apus (montagnes), Quilla (lune) et bien d'autres.

 

Les dieux les plus vénérés étaient Wiracocha (créateur de l'univers) et Inti (soleil).

 

Des cérémonies et des rites étaient régulièrement organisés pour leur rendre hommage et les Hatun Villcas (prêtres) pratiquaient couramment des sacrifices de lamas. Les sacrifices humains étaient exceptionnels, en cas de catastrophes naturelles par exemple et l'on utilisait des enfants ou adolescents aux corps parfaits.

 

Acclas ou femmes choisies – Des jeunes filles de moins de dix ans étaient sélectionnées dans tout le royaume, choisies pour leur beauté et leur habilité aux travaux manuels. Elles étaient alors éduquées dans l'art du tissage, de la cuisine et de la religion par les Mamacunas dans les Accla Wasi (wasi = maison). A la fin de leur apprentissage, elles pouvaient choisir entre la vie civile (elles sont alors offertes en mariage aux nobles), ou religieuse en dédiant leur vie au culte du soleil. Certaines devenaient les Vierges du Soleil, des femmes sacrées recluses dans des sites secrets pour pratiquer de mystérieux rites solaires.

La devise inca

 

- Ama Suwa – Ne soit pas voleur

- Ama Llulla – Ne soit pas menteur

- Ama Qilla – Ne soit pas paresseux

L'agriculture

 

C'est la principale activité de l'empire et les Incas sont devenus des experts dans ce domaine, sachant s'adapter parfaitement au terrain accidenté des Andes et au climat souvent rude. Même s'ils ne sont pas les précurseurs des cultures en terrasse, ils surent parfaire les techniques d'élaboration et d'irrigation. Le meilleur exemple est le complexe de Moray (entre Cusco et la vallée sacrée), un centre d'expérimentation agricole composé de terrasses circulaires, qui a permis aux Incas de développer un grand nombre de variétés de pommes de terre, de maïs, de quinoa et autres plantes comestibles en les étudiant d'après l'altitude, l'ensoleillement et l'irrigation.

Le Pérou

 
 
 
 
 
 
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